vendredi 4 février 2011

For the Record

*Edit 10 avril 2011 Je déteste tellement ce post que je vais le mettre en tout petit.*

J'ai pensé noter ce qui suit, pour me rappeler plus tard de ce à quoi ressemblait mon épreuve académique.


Nous sommes vendredi le 4 février. Hier j'ai passé 6h à corriger des devoirs. Cet après-midi je donne un cours de 3:30 à 4:30, puis j'ai un souper suivi d'une pratique avec un nouveau projet, de 6:30 à 11:00 j'imagine.

À faire pour lundi (entre autres, LIRE 278 pages)

History of Theory
LIRE Lester, Ch. 8 (193 à 230 = 38p.)
LIRE Lester, Ch. 9 (231 à 257 = 26p.)
LIRE Kirnberger, JMT trans. (163 à 225 = 63p.)
PRÉPARER une idée de sujet de recherche en lien avec les lectures.

Concert Deprogramming
PHOTOCOPIER et LIRE Carlson (79 à 99 = 21p.)
PHOTOCOPIER et LIRE Duckworth (345 à367 = 22p.)
PHOTOCOPIER et LIRE Jowitt (73 à 78, 106 à 112, 127, 128, 187 à 191 = 20p.)
ÉCRIRE un résumé de lecture pour cette semaine
ÉCRIRE un résumé de lecture pour la semaine passée - en retard
ÉCRIRE un résumé de lecture pour l'autre semaine d'avant - en retard

Rock Theory and Analysis
LIRE DeClercq, Temperley (24p.)
LIRE Headlam (34p.)
ÉCOUTER les 8 pièces qui viennent avec
PENSER à un "topic proposal"

Tonal Theory and Analysis II
Caplin, Ch. 6 (147 à 176 = 30p.)

YO LES PROFS,

PENSEZ-VOUS VRAIMENT QUE JE VAIS AVOIR LE TEMPS DE RÉFLÉCHIR À CE QUE VOUS ME FAITES LIRE?

Certains des sujets ont l'air intéressants, mais on ne me laisse pas le temps d'y penser. EST-CE QUE C'EST ÇA VOTRE PHILOSOPHIE DE L'APPRENTISSAGE?

J'aimerais tant continuer à lire le Proust que j'ai commencé fin décembre 2010, c'est si bien écrit, si inspirant.

lundi 13 décembre 2010

Cinq strophes giflées

Quand l'animal se réduit à Un,
Les branchements condensateurs,
Roses de vapeurs de roses,
Tournent gris clair, très clair;

Quand l'été je pense à l'extase,
Novembre arrive, et d'aucuns
Guettent, grattent, le rédempteur,
La rédemptrice gris clair hématose.

C'est alors qu'éclate la guerre,
Une petite guerre, multiples bases...
Longtemps j'ai haï ton parfum,
Maintenant je le cherche, agent provocateur;

C'est alors que l'on se pose:
Les particules suspendues dans l'air
Forment monticules, nouvelle phase...
Quand l'animal se réduit à Un.

Les branchements condensateurs,
Roses de vapeurs de roses
Tournent gris clair, très clair;
Je ne cherchais, ne chercherai noise.

mercredi 13 octobre 2010

Elvar - paroles de chansons


/////////////

Quand le temps tard
Quand le vent tire
Quand la terre par terre / dans l'air (2e fois)
S'alterre, s'enterre

/////////////

Coupe des fruits
Coupe des fruits
Coupe-les mieux

Dans 'bus
LA bus
paroles
de chanson

Un fruit
un nom de fruit
assez
bin en masse

Mais lequel
Lequel
Lequel

Coupe des fruits
Coupe des fruits
Coupe-les mieux

Pomme? Non.
Fraise? Non.
Melon? Non.
Pamplemousse? Déjà été fait.

Melon? Non.
Tangerine? Pas pire.
Cantaloupe
Cantaloupe

Mandarine? Trop comme tangerine.
Bleuet? Crissment pas.

Un fruit
un nom de fruit
assez
bin en masse

Mais lequel
Lequel
Lequel

Coupe des fruits
Coupe des fruits
Coupe-les mieux

Tomate? C'est bon mais ça compte pas.
Ananas? Pas pire.
Clémentine, clémentine
Clémentine, clémentine
pi des dattes.

/////////////

She said, "I don't want to wait
for the mirrors to explode
I don't want to wait
for the sun to blow up."

My mind, your mind
Do you mind horizons?

My mind, your mind
Do you know what's behind?

She said, "I'll never go away
the trees, the fish, the ocean mist
I'll never go away
the silver glitter, a golden fuck."

My mind, your mind
Do you mind horizons?

My mind, your mind
Do you know what's behind?

Fewer, and fewer
the stars aren't better
fewer, forever
the stars aren't much smaller
fever, fever
the lovers bleed and think they know
fever, forever, ever, forever.

/////////////

jeudi 7 octobre 2010

Deux courts sur le thème du contact



---* 55 *---

Je n'ai sous la main aucune poésie
autre que celle qui s'égrène doucement, maintenant;
aucun poil de chat, pointe de seigle
qui d'un éternuement, paf!
briserait le roulis du quotidien.

Les yeux ronds j'absorbe
l'ordinaire.

Briserais, briserait, briserais, baiserais.
Toujours les mêmes pensées les même images
parfois, mais jamais assez, les même visages.

Salut toi au sac démodé, à la babine ardente.

Je n'ai sous la main aucune pleurésie
aucune pneumonie, gangrène, abcès, cancer,
seul un mal de dent sournois, bleu, latent.
Et l'autobus dévale...presque
la côte en montant.


---* C-201 *---

Je suis un tétraèdre.
Il y a toujours une face cachée.
Mon oeil désertique respire les minutes;
son appétit est triangulaire.

Je cherche un bloc de granit,
marbre, pyrite, serpentine
où je puis coller l'une de mes faces.

J'écoute.
Repérer le magnétisme,
le frisson qui saura courber
ma droiture implacable.

Le lichen se multiplie,
compte à rebours.
Chaque côté qui s'effrite
menace l'essence formelle;
l'on changera bientôt mon nom.



dimanche 12 septembre 2010

Immature (You) Thought/Poetry


I just wanna go home, jerk off and go to sleep
No wait
I just wanna jerk off, go home and go to sleep
I just wanna go home, go to sleep, then jerk off
go to sleep, just go to sleep
I just wanna go to sleep, go home, then jerk off
jerk off, then go to sleep and go home
Yes I just wanna jerk off, go to sleep and go home
I just wanna go to sleep, jerk off then go home
Go home
Go to sleep
Jerk off
Find love, go home, jerk off, go to sleep
Eat something, jerk off, go to sleep
Eat something at home

"Stars open in the lilies"
Not quite.
Lilies are crushed, their lost souls under my bed
Tonight bridges tonight
Tomorrow is not quite tomorrow.

mercredi 9 décembre 2009

Meine Ruh' ist hin.

J'ai écrit ça en surveillant mes élèves de contrepoint qui faisaient leur examen final. J'ai essayé de ne pas trop y penser... et de ne pas trop faire de fautes. Il y a longtemps que je n'avais exercé ma langue française enrouée.



Quand je pense à toi, c'est comme un ouragan dans ma tête. Pas un ouragan de choses connues, rather un tas de neige mentale, une tempête de tempêtes, la télé sur un canal qui n'existe pas, une corde à linge pleine d'attaches mais sur laquelle on n'a rien accroché. Quand je pense à toi c'est comme un gros flashback, un flashback de flashbacks, une émotion indicible, un sort jeté, un espoir rejeté, un soupir, des pommes au four, une meringue, une chanson mélancolique, un étage de crémage au chocolat entre deux génoises marbrées.

Quand je pense à toi tout s'effondre et se reconstruit, tout m'échappe et se décroche. Quand je pense à toi c'est un train dans un tunnel, un tunnel terminé par un mur, un mur contre lequel mon oreille avide aux parois se colle, un mur infini mais...

Quand je pense à toi c'est le système solaire, la goutte d'eau, la Traviata, le Bolero, quand je pense à toi c'est tout sauf moi, tout sauf la médisance, la lecture brisée de textes anciens, l'existence réelle, l'hécatombe décisive, tout sauf l'invitation fonctionnelle, l'existence réelle, l'hécatombe décisive,
l'invitation fonctionnelle, l'hécatombe décisive, l'existence réelle, le fermier et son moulin, la petite fille en robe rose sur les emballages de vitamines. Quand je pense à toi c'est un silence, un soupir, un interligne, un espace dont le potentiel m'intimide, m'effraie autant qu'il m'appelle. Quand je pense à toi, c'est un avion, un avion de papier, un papier hydrofuge, un hydravion jaune moutarde dans un lac asséché, l'impossibilité pensable, la courroie de sécurité cassée dans un écrin de verre broyé, un cauchemar à fin heureuse, un doux rêve d'une sonnerie brusquement avorté, gahrrhrehh, hhtghheerrr. Quand je pense à toi la terre s'effrite sous mes pieds et je dégringole, le toit s'effondre, la ligne osseuse de ton dos chaviré susurre quelque mot doux impossible, les anges dans le ciel et toutes ces images de catalogue s'enlisent dans l'eau boueuse des chagrins d'automne.

Quand je pense à toi, il y a l'aurore, il y a le calme plat, le calme précédent la tempête, le calme muet avant l'aurore et de la musique dont j'écoute à peine l'écho, le souvenir du toucher de ton front dont la réverbération aux parois mornes de ma pensée ensevelie lentement s'étiole. Quand je pense à toi, il y a tout et il n'y a rien. Il n'y a rien et c'est parfait comme ça, il n'y a rien du tout, du quotidien, tout est surprise, affirmation et détail botanique. Quand je pense à toi, je ne sais plus. Quand je pense à toi je ne dis rien, rien à personne, rien à moi-même, Quand je pense à toi l'éclair sommeille, son rire clair l'étoile polaire du pire angle transverse.

Quand je pense à toi c'est magique, mais je ne saurais dire de quel livre l'enchantement provient. Devant le miroir ton nom m'échappe trois fois. Ton nom douze fois rebondit sur les murs de la salle de bain.

Tu appelles!

Non tu n'appelles pas, du clair sommeil au rire éteint, de la femme au bonnet à pompon que la glace a déjoué je ne sais que faire. Devant une porte vitrée je vois mon reflet ton nom trois fois prononcer. Rien ne se perd rien ne se crée, et tu ne m'apparais, le chemin trop étroit se resserre, étreinte puissante dont l'étau dilué de nos corps renverse la polarité
immortelle. C'est comme un ouragan dans ma tête quand j'y pense. Une boule de neige mentale, la gorge grosse comme un gisement de papier, de papier éolien, astigmate, candélabres indolents. Qu'est-ce qui de ta gorge serrée ne saurait m'envoûter? Mes amours enchaînées, couperets de métal, incises rouillées de mes hirondelles au chant incolore.

lundi 31 août 2009

Au début du trait prolongé...



... il sera exactement midi.

biiiiiiiiip


"Back to school special"






(photo prise alors que j'attendais pour me faire faire ma nouvelle carte étudiant)

Un poème de Denis Vanier, pour se mettre dans l'ambiance.


L'ordre du jour
Il est midi,
il fait noir.

Les projecteurs de la police
allument le jour
que nous ne voulons plus voir,

surtout le terrorisme
du bonheur des autres.

Il faudrait mitrailler ces banquets
qui nous tuent,

coudre aux lèvres des itinérants

ces rires qui bavent la joie

d'être propre.

Il cultive des orchidées
elle joue de l'accordéon.

J'ai écrit quelque chose avant-hier.
Je le scan et le dépose ici, sans relire.
(Juste à double-cliquer les pages pour voir en gros)


Je suis allé fumer une cigarette entre ces deux pages,
et j'ai vu un oiseau.



En prime, recevez une copie de mon horaire d'école (au design digne d'un cours du soir en graphisme au centre communautaire) :



Obsessions récentes

Unwound :
Unwound... ça rock. Ça rock en sale.

Johan Palm :
Lui il rock moins, mais... wow. Voici une version solo d'une de ses chansons : Antidote. Ce gars là a une voix... et on en redemande.

Mon trou d'oreille :

Et voilà, peut-être que ça ne prendra pas 8 mois avant le prochain blogue.

Ne reculant devant rien, je partage en terminant cette
poésie des cercles réalisée sur Word.